21.10.2008
On écoute...
16.04.2007
De l'Homme au produit de consommation
L'homme occidental a créé l'économie de marché. Il s'agit, moyennant une valeur représentée par l'argent, de s'échanger des produits de consommation courante. Ainsi, une baguette de pain ne vaut plus trois œufs, mais trois œufs et une baguette valent 60 cts d'euro chacun. Cette forme d'économie s'est développée, organisée, normalisée pour devenir mondiale. L'homme fournit un travail permettant la production à grande échelle. En contrepartie, il reçoit salaire et/ou bénéfice, lui permettant d'acheter les produits dont il a besoin ou qu'il désire.
A force, le système prenant de l'ampleur, l'homme s'est vu devenir rouage d'entreprises omnipotentes, souvent contrôlées elles-mêmes par des consortiums financiers détenant des titres de propriétés ayant une valeur pécuniaire.
Si bien que l'homme a fini par déléguer tous les pouvoirs de décision, non pas à des chefs d'entreprise, ni à de quelconques personnes humaines, mais à l'argent lui-même. La rentabilité étant au firmament des préoccupations entrepreneuriales, mais aussi des masses salariées.
Parce que l'homme est devenu, donc, rouage de son système, il n'en est plus le cerveau. Ou plutôt, son cerveau ne pense qu'argent : on ne fait plus rien si ça ne rapporte pas. Même l'oisiveté doit être utile à la production financière. Le marché du travail en est le meilleur exemple : les hommes sont considérés comme marchandises, et nul ne peut se targuer d'être indispensable. Le but étant de produire de l'argent, à tous les niveaux, même les chefs d'entreprises les plus importants, comme les individus aux revenus les plus minimes voient leur fonction supprimée, ou être occupée par un autre. Le travail n'étant plus réellement utile (sauf pour "faire de l'argent"), le travailleur ne l'est plus non plus.
Jetable et interchangeable, l'homme est le nouveau produit de consommation de la société. De toutes façons cela lui est égal, il ne travaille pas pour le plaisir, ni parce qu'il se sent investi d'une mission, mais pour gagner de l'argent. Avant que l'argent ne le perde…
C’est pour ça qu’il faut agir ! Mais agir ne veut pas dire s’emballer dans toutes les directions, il faut focaliser un minimum son attention pour prendre le problème à sa racine. Car à quoi servirait d’intenter des actions si c’est pour les voir étouffées dans l’œuf parce que l’aspect financier est à privilégier et que les sirènes chantent de toutes parts pour nous endormir… Mettons des boules quiès, fermons la porte aux indésirables cris d’une société ne vivant que pour elle, sans souci de l’individu. Et attaquons-nous à la difficulté majeure de ce capitalisme intériorisé par tous : l’argent, le souci de l’argent.
S’il est un monstre à mille têtes qui repoussent c’est bien lui, mais il a forcément un point faible, un talon d’achille. L’homme n’est pas Dieu, l’argent non plus, il n’est pas immortel, et pour pouvoir le chasser dans sa tanière, il faut bousculer les consciences, soulever l’inconscient.
C’est pourquoi ici, je voudrais que toutes et tous se lancent dans une création utopique où chacun apporterait sa pierre. Il ne s’agit point de concret ici, mais de jeter tous nos ingrédients respectifs pour faire émerger de ce bouillon d’idées indigestes, une succulente préparation culinaire. Car au fond de nous, nous avons des idéaux propres, et en chacun d’eux se situent des parties réalisables. Des parties auxquelles d’autres n’auront pas pensé, ces mêmes autres qui détiennent peut-être l’étincelle qui embrasera nos idées, permettant leur concrétisation.
Ne baissons pas les bras face à ce fléau qui veut tisser ses liens jusque dans nos âmes. Alors rêvons, rêvons à ce monde sans argent, ou rêvons à un monde dans lequel l’argent aurait la place qui doit lui être dévolue : il resterait – un moyen.
04:54 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : consommation, monstre, économie, idées, création, idéal
Vous êtes capitaliste... ça se soigne ?
Ne sentez-vous pas cette violence qui vous entoure ? Cette frustration lancinante qui vous bat les tympans : pourquoi dois-je faire ce que je ne veux pas ? A quoi sert mon travail ? A quoi est-ce que je sers ? Me sers-je moi-même ? Sûrement pas… alors pourquoi ? Pourquoi continuer dans une voie qui ne mène nulle part ? Pourquoi avoir et amasser me permettraient d’être ? N’est-il pas suffisant d’être ce que je veux ? Tout le problème est là : je ne sais pas ce que je veux… alors avoir semble un bon compromis. Car c’est à travers ce que j’aurais qu’on me jugera, puisque je ne suis rien. C’est ma voiture qui comptera puisque je ne vaux rien. Mes valeurs ? Une valeur : l’argent. Une succession de liasses qui me fuient pour aller se nicher dans les mains de ceux qui n’en ont déjà que trop.
Je continue pourtant, car il faut vivre. Mais est-ce vivre que faire ce qu’on ne voudrait pas ? Ce n’est pas grave me direz-vous, car grâce à ce que ça va me rapporter, je vais pouvoir oublier et me plonger dans ces activités qui me font être : le sexe, les loisirs, la drogue et le pouvoir. Pourtant, combien de temps ça va durer ? Comment vais-je faire pour réaliser toutes ces envies si je ne travaille pas pour m’en procurer les moyens ? Car c’est le combien et le comment qui importent. Et c’est la réponse à ces questions qui apportent. Mais mon apport à moi, combien vaut-il ? Il ne vaut que mes actes car mes pensées ne suivent pas… Ô non ! mes pensées sont ailleurs, perdues dans un monde où j’existerais, où les actes ne compteraient que parce que mes pensées les dicteraient.
Alors qu’aujourd’hui, que puis-je ? Je peux avoir, je peux gagner, je peux souffrir – en silence. Parce qu’on ne peut pas gémir : combien sont-ils au chômage à attendre ma place ? Et puis je peux me nourrir, contrairement à nombre d’endroits sur le globe… Et ici au moins, j’aurais toujours « ma liberté de penser ». Pourtant, s’il est admis que la liberté de pensée est une des bases fondamentales de cette société, est-ce que je peux penser librement quand les problèmes d’argent viennent obstruer les champs de mon esprit ? embrigadé dans l’infernale spirale de l’avoir pour devenir ? Puis-je seulement penser librement quand ma télévision me dicte la conduite à adopter ? Puis-je penser librement si l’on me dit que je suis une mauvaise mère si je n’achète pas le dernier yaourt sorti pour la santé de mes enfants ? Puis-je penser librement quand on me martèle que de toutes les sociétés ayant existé celle si est la moins pire ? Puis-je penser librement quand ma pensée est embrigadée dans l’infernale spirale de l’avoir pour devenir ? Ne serait-il pas plus heureux d’opter pour un être qui n’a pas à devenir puisqu’il est déjà ?
Mais comment serait-ce possible ? Il faut se nourrir, et avec soi les siens… Mais n’a-t-on pas les moyens de nourrir toute la planète avec les surplus qui s’amassent dans nos poubelles du Nord ? N’a-t-on pas les moyens de satisfaire les envies de chacun dans un monde où l’on nous assène que celui qui veux peux alors que tout tend à faire croire que l’on ne peut aider les autres faute de temps ou d’argent ? Tout est possible ? Non, tout est impossible car conditionné par l’argent, relatif à une rentabilité, à la finance… N’y a-t-il pas suffisamment d’argent pour tous quand une poignée détient la quasi-totalité des ressources matérielles et financières de ce monde ?
N’avez-vous pas le sentiment d’être floué quand vous passez votre journée à faire fructifier le portefeuille de vos patrons et actionnaires, lorsque vous-même avez du mal à tenir jusqu’à la fin du mois ? N’êtes-vous pas floué quand ces mêmes personnes partent en vacances alors que vous, devez rester dans la grisaille du quotidien ? Est-ce normal ? En tout cas c’est la norme, et vous la cautionnez. Mais est-ce que cette situation vous satisfait ? Est-ce que vous n’auriez pas le droit à des vacances, vous qui travaillez d’arrache-pied ? Comment se fait-il qu’eux y aient droit ? Leur vie vaudrait-elle plus que la votre ? Sont-il exemplaires au point de vous faire vous complaire dans une situation que vous n’aimez pas ?!
Sortez de l’ornière, ce sont eux qui vous disent qu’il FAUT travailler. C’est la publicité qui vous dit qu’il FAUT que vous ayez une nouvelle voiture (et donc qu’il FAUT travailler pour l’acheter). Ce sont les gouvernants qui vous disent qu’il FAUT voter. Dans l’intérêt de qui ? Le vôtre pardi ! Ils sont là pour vous, pour vous représenter, représenter le peuple…
Ce sont tous ces gens qui vous disent qu’IL NE FAUT PAS vous poser de questions. Ecoutez-les donc ! Ils sont pleins de bonnes intentions à votre égard. Ce qui leur importe, c’est votre bien-être après tout… Pas le leur, ils sont loin de ces considérations, eux qui se sacrifient pour améliorer notre quotidien. Eux qui donnent tout ce qu’ils ont pour se battre pour nous. Mais… pour se battre contre qui ? contre quoi ? Contre ce système alors… Donc contre eux ? Or, vous le savez bien, ils ne sont pas fous… Ils sont comme vous : c’est eux qui leur importe, et c’est donc ce système, cette société sans laquelle ils ne seraient pas en haut de l’échelle.
Pourquoi cette échelle au fait ? Peut-être bien pour se sentir à l’abri… de qui ? mais de vous ! alors il FAUT se protéger. Comment ? Par des forces assujetties à leur volonté. La police ou l’armée par exemple, meilleures garantes de la sécurité (de Leur sécurité ?), car elles ont la maîtrise de la force organisée sur nous qui, individuellement, sommes faibles.
Mais n’oubliez en aucun cas ceci. Ils sont en haut de l’échelle et nous en bas, l’échelle ne supportera jamais un poids trop grand et IL NE FAUT PAS que l’on soit trop en haut sinon elle s’écroulerait, IL NE FAUT PAS non plus qu’il prenne l’envie à la masse populaire située en bas de la déstabiliser pour la voir s’écrouler. Alors, ils tiennent leurs garde-fous en laisse, les forces de l’ordre établi, qu’ils veulent fondre dans la masse, mais les laisses peuvent être rompues, et même sans ça, nous serons toujours assez pour faire chuter l’échelle. Donc ensemble. Ne l’oublions pas. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’employer la force, car nous seuls maintenons l’échelle en équilibre, alors désertons-la et laissons choir ceux qui nous veulent au fond du gouffre.
04:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : violence, capitalisme, hiérarchie, échelle, démagogie, devoir, politique


